Le rétiaire

                        Le rétiaire.

 

Soudain ce glaive froid te déchire et transperce...

Ainsi elle était là l'étrange destinée,

Toi qui redoutais tant l'airain des lames perses,

Au milieu d'une arène étrangère à tes rets.

 

Et le vent mauvais, ô ce vent,

Et son rire hittite indécent,

La horde barbare contre ton être exsangue,

Cette saveur de fer dans le creux de ta langue,

 

Signent la fin des jours.

Ton corps fut maladroit,

(Il n'aimait que l'amour),

D'un ange frêle et droit

Il était le contour.

 

Et le vent mauvais, ô ce vent,

N'effleure pas même tes ailes;

Au loin fusent les hirondelles,

Rejoindre le soleil couchant.

 

Etienne Busquets

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