La hussarde.

L'infernale lapait l'eau de l'étang...

                   La hussarde.

 

A l'ombre du vieux chêne, épouvanté, je vis

Une diablesse nue aux oreilles de faon;

L'infernale lapait l'eau de l'étang, midi

Carillonnait au loin à tous les sacripants.

 

Tremblant de tout mon corps que la chthonienne ainsi

Alertée m'aperçut (à ses lèvres du sang,

Tout près d'elle son arc et l'or d'un oliphant

En disaient long alors sur sa philosophie),

 

Je priai que la diane, harassée par la chasse,

S'en retourne aussitôt auprès des siens, sa harde.

La dryade assouvie m'accorda cette grâce.

 

Un instant je crus bien entendre d'autres cors

Et des cris en écho, ceux d'une mise à mort,

Puis la folie me prit de danser la hussarde...

 

 

                   étienne busquets

 

 

 

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